1. Qu'est-ce que la sentience ?
Pour un être vivant, la sentience est la capacité à ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc. et à percevoir de façon subjective son environnement et ses expériences de vie (Dictionnaire français, 2020).
Pour la majorité des philosophes en éthique animale, la sentience est une notion capitale, car c’est parce qu’un être-vivant est sentient que ce qui lui arrive lui importe.
Être sentient implique d’avoir une conscience phénoménale, c'est-à-dire une capacité à vivre des expériences subjectives.
La sentience d’un être vivant est une capacité difficile à étudier car elle n’est pas directement observable par une tierce personne. Les scientifiques ont mis en évidence de nombreux indicateurs de sa présence, même s’il n’existe pas à ce jour de liste de critères définitive. On parle alors d'éléments en faveur ou en défaveur de l'existence de sentience.
À ce jour, la recherche scientifique a mis en évidence des éléments solides et convergents en faveur de l’existence de sentience chez les mammifères, les oiseaux, les poissons, les reptiles, les batraciens, ainsi que chez les céphalopodes et les crustacés décapodes.
Des recherches sont en cours concernant l’existence de la sentience chez les insectes et les bivalves. Cependant, les scientifiques considèrent qu'il y a une forte probabilité que les abeilles et les mouches drosophiles soient sentientes.
Bien qu’ils soient des êtres sensibles, on considère aujourd'hui que la sentience est très peu probable chez les coraux, les plantes, et les micro-organismes (bactéries, levures, protistes).